13/05/2009

Mes tribulations parisiennes.

Comme un certain nombre de provinciales d'adoption, j'ai régulièrement des coups de blues qui ne se soignent que par un passage dans ma Bonne Ville.

Je prépare ces rares visites soigneusement: c'est court une journée.

Donc, n'étant retournée à la capitale depuis Toussaint, j'avais décidé d'y aller le 2 mai.Objectif:le 1° arrondissement.Matinée culturelle et après -midi shopping.

Culture, donc: allons au Louvre.

On commence par la queue dehors: pas trop longue, cela permet d'apprécier l'ensemble.Passage au détecteur puis queue aux caisse en bas.Et là: c'est la bazar.je décide d'aller aux caisses automatiques, demande conseil à un appariteur: oui je peux y aller.Sauf que...ayant obtenu le billet pour mon mari

billet Louvre.JPG, lorsque je veux le mien: un pass enseignant, ce n'est pas possible.

'Mais M, vous m'avez dit que c'était possible!

- Je vous emmène à une caisse'

Il me fait couper la file et je ne me fais pas disputer par les personnes de la file d'attente mais par la caissière!

J'obtiens le sésame.

Visite classique: la Renaissance italienne puis les grands formats français du XIX°siècle.Enfin, pour voir un peu de sculpture: les chevaux de Marly.Nouveau contrôle et cette fois c'est la contrôleuse qui me dispute.Elle veut ma carte professionnelle.Le temps que je la trouve , je lui fais remarquer que je l'ai déjà présentée à la caisse pour avoir ce billet.Que n'ai-je dit...

'C'est le contrôle!'aboie-t-elle.

Bien bien, ne traînons pas dans ce lieu d'amabilité.

Passage à la boutique pour les enfants.et là, oh surprise: le caissier me demande si j'ai une carte professionnelle pour me faire un réduction.

Bref le personnel du Louvre souffle le chaud et le froid.

 

Sortie à l'air libre: direction les jardins du Palais Royal pour un pique nique.Une belle architecture sous les yeux, le bruit d'un jet d'eau, le défilé des mariés pour la séance photo.J'abandonne quelques instants mes garçons pour faire le tour des galeries.J'y vois des chaussures extraordinaires, improbables, dont les prix ne sont pas indiqués.Il n'y a que ceux de miniatures: 95 euros.

Je me présente à la fontaine à parfums Serge Lutens et là je m'arrête: la boutique est triste, noire; elle semble abondonnée.Je rebrousse chemin, déçue.

Ayant récupéré les garçons, nous nous dirigeons vers le librairie japonaise: Junku.

Un mouchoir de poche, avec des écritures que je ne comprends pas.Je finis par trouver le rayon qui m'interèsse alors que les garçons vont qui aux mangas, qui au dessin: un même stylo de graphiste se vend 9 euros ici et 15 chez moi...

Le rayon loisirs créatif est serré entre des étagères et nous sommes 4 dessus.Les centaines de livres sont tous sur la tranche.Il faut donc les sortir un à un , les ouvrir pour choisir.Je me concentre sur la couture car le patch est à un niveau trop élévé pour moi; la broderie ne me tente pas et je n'ai pas trouvé le tricot.

Après deux heures me voici pourvue d'un livre très 'Jolie Madame'

couture le livre.JPG

Soudain, je pense que je n'ai pas vu les patrons.Je demande à la caissière: il faut descendre au sous sol et demander qu'on les sorte du bureau.
J'abandonne: j'irai sur le site.Contrairement aux livres, je n'ai pas besoin de voir l'intérieur.

Nous partons pour l'étape suivante: pour les garçons la Fnac et pour moi La Droguerie.

J'entre dans le Temple: encore un mouchoir de poche.A l'entrée des écheveaux de matières différentes aux couleurs magnifiques.Pour information ,l'alpaga est à 6,80 les 25 grammes.
Un tour rapide: je repère des tissus, des cables pour les colliers à réparer.
Je veux acheter du fil à tricoter: il faut attendre près de la balance.Surtout ne pas s'appuyer dessus car elle sert: ce n'est guère facile, il n'y a pas de place.
Et là je vais attendre une heure: deux vendeuses seulement, une personne indélicate qui me passe devant.
La caissière , une des fondatrices de la boutique remarque:
que nous sommes samedi,
l'après midi
et que c'est un long week-end,
qu'il y beaucoup de provinciales.
En effet je suis entre deux dames qui sont allées à la Droguerie de Strasbourg auparavant.La première a été mal reçue par une vendeuse qui ne connaissait pas le châle trendy et , surtout,ne voulait pas l'aider.Elle remarque qu'il n'y a personne là-bas ce que confirme la personne qui me suit.
Peut être la fondatrice aurait-elle  prévoir des extras?

La vendeuse est charmante.Au moment où elle s'adresse à moi, Ptit Tooo vient d'entrer dans la boutique, stupéfait que je ne sois pas encore servie.J'ai eu le temps de choisir cinq modèles estivaux, en bambou, coton, bambou et lin.Il m'aide pour les couleurs quand je suis indécise et là, la vendeuse m'annonce qu'elle en a au moins pour 45 mn à préparer mon paquet: elle doit peser les fils , les mettre en bobine.Je décide de m'installer sur les marches de l'église en face.Je reviens  puis m'assied sur le banc prévu pour cette attente(Il serait bon d'en installer une vers la balance...).Quand elle revient, il manque une dentelle que mon fils aîné choisit.
j'abandonne les projets de tissus et cable: je craque: deux heures ont passé.
Pourvue de mes paquets, je repars.

la droguerie.JPG


Rentrée à la maison:je commence mon premier pull
pull myrtille.JPG
Faisons le bilan
Il est indispensable pour moi d'aller chez Junku car j'ai besoin d'ouvrir les livres pour voir ce qu'il y a dedans.En revanche, pour les patrons, internet ira très bien.
Il est indispensable d'aller à la Droguerie pour voir, mais j'y ai appris que l'on peut appeler la veille pour faire préparer sa commande si on sait ce que l'on veut.Alors on n'attend pas à la balance.
Et puis il y a la solution Internet ici pour le fil à tricoter, les boutons et le biais, et depuis peu: pour les tissus.Je vais donc pouvoir avoir le tissu que j'avais repéré.
Peut-être en remplissant le devis pourrai-je avoir mes cables à collier?